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  • Photo du rédacteurCécile Mairet

5 points clé du nouveau plan du gouvernement concernant les métiers d’art

Dernière mise à jour : 14 déc. 2023


Plan du gouvernement pour les métiers d'art

📸 Ministère de la culture


Un budget de 340 millions d’euros a été alloué en mai 2023 pour aider le secteur des métiers d’art à mieux se structurer, à transmettre son savoir-faire et à se développer à l’international. Parmi les axes stratégiques évoqués, on peut souligner la valorisation des métiers d’art chez les jeunes, le soutien à la transmission et l’ancrage dans les territoires. Retour en 5 points sur une annonce faite le 30 avril 2023 par Rima Abdul Malak et Olivia Grégoire, respectivement ministre de la Culture et ministre déléguée à l’Artisanat et au Commerce.



1. Guider les jeunes vers les métiers d’art et les former avec les bons outils


Pour donner envie aux futures générations d’exercer un métier d’art, l’État s’engage à montrer le potentiel et la beauté du savoir-faire de ces filières artisanales. Pour se faire, des contrats seront signés avec des entreprises artisanales afin de permettre à 1 000 élèves de 3e de découvrir, chaque année, un métier d’art.



Le pass culture comme initiation aux métiers d’art


Pass culture pour les jeunes

Le pass culture s’est ouvert aux métiers d’art, l’annonce a d’ailleurs été faite lors de la 17e édition des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA). Dorénavant, les jeunes pourront découvrir des métiers d’art aussi diversifiés que la lutherie, la vannerie, la céramique et bien sûr la tapisserie de siège ! Actuellement, ce sont 281 métiers d’art différents qui pourraient être mieux connus par les jeunes générations.



Ateliers découverte, jeunes ambassadeurs et meilleure transmission du savoir-faire


Dès la rentrée scolaire 2023, les collégiens de 5e et de 3e pourront rencontrer des professionnels des métiers d’art dans leur établissement ou sur leur lieu de travail. L’Institut national des métiers d’art (Inma) va créer un maillage avec les associations pour proposer des ateliers pratiques sur tout le territoire. Les élèves auront la chance de pouvoir échanger avec des Compagnons du devoir, des Meilleurs Ouvriers de France ou encore les représentants De l’Or dans les mains et de l’Outil en main.


35 000 jeunes sont concernés par cette mesure, qui s’accompagnera d’une meilleure organisation pour amener le jeune public à découvrir des musées ou des expositions mettant en valeur les métiers d’art.



Création d’un Centre de Formation des Apprentis (CFA) dédié aux métiers de la décoration


métiers de la décoration

À l’initiative du Mobilier National, qui a en charge la partie administrative de la direction générale de la création artistique, ce CFA spécialisé dans les métiers artistiques sera chargé de soutenir et de représenter les métiers dits orphelins de formation (tissage textile, de l’horlogerie, de l’orfèvrerie de table, etc.).

L’objectif de ce projet est de proposer des formations à tous les métiers d’art et d’harmoniser leur présence en région selon les besoins des différentes manufactures. Un autre but du Mobilier National est d’ouvrir ce secteur à l’international, pour mieux exporter le savoir-faire français.


2. Développer l’artisanat d’art et viser l’international


Dans le cadre de France 2030, un programme d’Accélérateur Savoir-Faire d’Exception propose un accompagnement de 18 mois aux entrepreneurs des métiers d’art. Certaines conditions sont requises pour en bénéficier et ce programme s’adresse aux chefs d’entreprise qui réalisent un CA minimum de 200 000 euros par an.


Cette stratégie vise à accroître les acteurs innovants, structurés et compétitifs, de manière à pouvoir ensuite exporter l’excellence française à l’international. Durant cet accompagnement, dispensé en grande partie en présentiel, les artisans d’art seront sensibilisés aux transformations environnementales et sociales liées à la croissance de leur entreprise.


3. Faciliter la reprise d’atelier des artisans d’art en fin de carrière



Atelier

Pour aider les jeunes entrepreneurs dans la reprise de métiers d’art, une allocation d’installation ou d’achat de matériel sera attribuée par le ministère de la Culture. Jusqu’à aujourd’hui, cette aide était réservée aux métiers des arts visuels. Elle va maintenant s’étendre aux arts décoratifs et à l’ensemble des métiers d’art. Le financement se fera en fonction de la faisabilité du projet, du sérieux de la démarche professionnelle du demandeur et de l’intérêt artistique qu’il défend.


4. Soutenir le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV)

Le label EPV a été créé en 2005 pour distinguer les entreprises artisanales et industrielles aux savoir-faire rares et d’exception. Il est attribué tous les 5 ans et donne aux entreprises une reconnaissance française et mondiale. Ce label vise aussi à faciliter le fonctionnement et l’investissement de ces entreprises, grâce à divers crédits d’impôts dont elles peuvent bénéficier.


Un site internet est en cours de réflexion pour faire connaître les entreprises bénéficiant du label EPV et ses critères d’attribution devraient être revus à la hausse, pour augmenter encore le degré d’excellence. Un incubateur EPV pourrait être mis en place, de manière à repérer les entreprises avec peu de visibilité, et qui pourraient prétendre à l’obtention du label. L’objectif est d’arriver à 2 500 EPV en 2025 en France.


5. Privilégier la proximité des territoires et autour des manufactures


Un fonds de soutien aux métiers d’art sera alloué par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine à des projets locaux qui œuvrent dans les filières les plus fragiles. Parallèlement, et dans le cadre de France 2030, près de 50 millions d’euros seront attribués à la mise en place de pôles territoriaux des industries culturelles et créatives (métiers d’art, de la mode et du design). Le but est ici de privilégier le partage de matériaux, de ressources, de coûts de vente ou d’exposition, etc.


Pour aider le développement des métiers d’art dans les territoires, 10 manufactures de proximité viendront s’ajouter aux 100 déjà en place. Ces espaces de travail et de production mutualisés contribuent au renforcement économique des territoires et des entrepreneurs qui y participent.



Poterie

La ministre de la Culture Rima Abdul Malak se dit sensible et préoccupée par la place des métiers d’art au milieu de la production de masse et des objets jetables. Il est vrai que l’artisanat d’art est bien loin de cette vision, avec des objets uniques et durables, une maîtrise du gaspillage et de l’environnement. Parce que la main de l’homme est un outil patient et minutieux, aux pouvoirs extraordinaires.



 

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